01.
Coroner
Dissonance Theory
01.
Timecode
La Ruptura del Equilibrio



02.
Pedestal for Leviathan
Enter: Vampyric Manifestation

 

02.
Sacrifice
Volume 6
03.
Panzerchrist
Maleficium Part 2

03.
Benediction
Ravage of Empires
04.
Carach Angren
The Cult of Kariba
04.
Ade
Suplicium
05.
Behemoth
The Shit ov God
05.
Cemetery
Thoughts on Life & Death
06.
Hate
Bellum Regiis
06.
From the Crypt
Born in the Grave
07.
Der Weg Einer Freiheit
Innern
07.
Guts
Nightmare Fuel
08.
Graceless
Icons of Ruins

08.
Collapsed Vein
Pain Communion

09.
Hooded Menace
Lacrymose Monuments of Obscuration


09.
Orbit Culture
Death Above Life
10.
Season of the Dead
Zombie Chronicles Vol.1
10.
Beheaded
Ghadam

Heretic Cult Redeemer: Black/Death/Discordant Metal. Grèce, Athènes.

In Oculum Chaos: 2026

7,5/10

Serpent Sun Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

Bien que le qualificatif Black Metal soit présent dans le descriptif du genre musical adopté par Heretic Cult Redeemer, ce nouvel album me laisse plutôt l'impression que l'aspect Black Metal soit en baisse, pour mettre encore plus de l'avant le volet « discordant » déjà présent précédemment, mais moins évident. Autre différence, le vocal de Tony Golfin alias Funus , qui cette fois-ci laisse plus de place à une voix qui adopte un côté théâtrale contrastant.

Le moins que je puisses dire, est que In Oculum Chaos, soit un album qui se démarque et qu'il soit issue d'une souche différente du Black Metal habituel; il est audacieux tout en comportant une belle dose d'orginalité. Cet album ne me fait pas dire Wow , mais il est particulier, plutôt intéressant à bien des égards, tout en comportant l'intensité du Metal Xtrême. Principalement par le fait que les membres du groupe auront optés pour y pousser un peu plus loin cette dose discordante qui apporte cet effet efficace d'étrangeté sonore, qui soit dit en passant, s'intègre très bien à la musique d'Heritic Cult Redeemer. Le côté vocal plus théâtral comme mentionné, n'est pas non plus étranger à cette impression d'écoute particulière et appréciable.

In Oculum Chaos est un album à part parce qu'il est surprenant et qu'il ne campe pas dans les conventions.

 

Inferno: Exprerimental Black/Doom Metal. Republique Tcheque, Karviná.

The Anthrophic Sophisms (On the Heights of Despair): 2026

9,5/10

Debemur Morti Productions.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

Bien que ce groupe existe depuis 1995, et que le premier album soit paru en 2001, je découvre Inferno avec ce neuvième album; C'est encore une fois la confirmation qu'il est possible de
d'écouter de découvrir nouvelles choses sans cesse! Et décidément, il s'agit d'une des excellentes trouvailles faites en ce qui me concerne cette année!

Un peu à l'instar de la face caché de la lune, les facettes plus obscure du Métal Xtrême et ce qu'elles engendrent, se dévoile peu à peu pour ouvrir de nouveaux horizons. C'est exactement ce que fait Inferno, en proposant avec audace, une souche du Black Metal maintenant très avant-gardiste et surtout d'une originalité incroyable. Une musique extrême certes, mais qui allie finesse et caractère cimentés par des arrangements parfois brutaux, mais jamais inutiles, aux sections plus ambiantes très Doom, ainsi qu'aux passages plus mystiques très créatifs; Le tout propulsé dans une atmosphère d'occultisme sombre souvent imprévisible et déroutante. Les agencements de motifs y sont pour beaucoup d'ailleurs. L'ensemble des compositions, est autant réfléchi qu'instinctive, et ça se ressent.
The Atrophic Sophisms comporte uniquement 4 titres d'une moyenne de 10 minutes chacun, ce qui permet de s'immerger dans une écoute qui ressemble à un voyage sonore dans une dimension inconnue et peu rassurante… Ou plutôt, une descente vers les abîmes peuplées de choses malsaines... Techniquement parlant, l'exécution est d'une précision chirurgicale. Cet album est un véritable coup de cœur en ce qui me concerne, et je lui aurais accordé une note parfaite, si ce n'était des vocaux parfois un peu trop en retrait. Parce qu'à part ce point, cet album est génial.

Voici une œuvre musicale de grande qualité qui réussit à redéfinir le Métal et d'en rehausser le « standing ».

 

Grim Legion: Death Metal. USA , New Jersey.

Harbingers of Death: 2026

7,5/10

Horror Pain Gore Death Productions.

Disponible CD et Numérique.

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Cette fois-ci il s'agit d'une redécouverte avec ce deuxième album de Grim Legion. Un groupe qui à vue le jour en 1988, soit dans les véritables débuts du Death Metal, mais qui aura mis 26 ans à proposer le premier album. Il faut dire qu'il y a eu séparation en 1991, et reprise des activités hors de la tombe seulement en 2011. Le premier album du titre de Unholly Resurrection avait été bien reçu. Comme bien des groupes de ce niveau, ils vont et viennent et parfois on les oublis… Et parfois, ils nous rappellent leur existence!

C'est le cas par la parution de ce deuxième album, soit Harbingers of Death, qui a retenu mon attention initialement par sa présentation graphique plutôt réussie. Que dire maintenant du contenu, et bien c'est tout simplement bon. Grim Legion, ne renie pas ses racines Old School Death Metal, au contraire, le groupe les a simplement enrobées d'une épice plus actualisée qui rend le matériel efficace et encore plus méchant. Un Death Metal qui fleurte parfois avec des tendances Doom, principalement au niveau de l'impression ténébreuse, et qui propose à la fois et majoritairement des titres aux cadences plus ravageuses et brutales. Les comparatifs aux formations Obituary, Incantation et Morbid Angel, selon les titres, pourraient être considérés. On y retrouve dix titres bénéficiant d'une production qui se défend bien, mais pour dix titres, l'album est un peu court.

Ici, pour Grim Legion, il n'est pas question de réinventer quoi que ce soit, mais plutôt de miser sur un effet ravageur! Et ça fonctionne.

 

Seven Chains: Expremiental Black/Death Metal. USA, Idaho.

Swollen, in Flux: 2026

9/10

I, Voidhanger Records .

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

La découverte de Seven Chains est pour moi une autre étape de l'exploration particulière et captivante de la musique Métal à caractère expérimentale et extrême. Initialement un trio, puis un duo, pour maintenant être incarné sous forme de quatuor, Seven Chains livre un concept musical particulier, audacieux, éclaté et très intense! Il faut bien entendu, avoir la curiosité et disposition d'une écoute différente et excentrique, qui remet en question plusieurs barèmes établis.

Ma découverte de Seven Chains, se fait avec ce troisième album au nom évocateur de Swollen, In Flux qui allie plusieurs éléments musicaux du Métal, tel que le Death et le Black, mais également l'importation provenant d'autres sonorités issues de certaines racines tel que King Crimson, Voivod et même Hawkwind, transposées brutalement dans une mixture à la fois chaotique et homogène, qui repose sur une structure quasi mathématique, mais qui n'est pas statique. Les influences de Seven Chains sont certainement nombreuses, mais Noah Lane ne cache pas qu'il puise certaines sources parmi le tourbillon abyssal incarné par le groupe australien Portal; Ce qui s'entend d'ailleurs. Il ne s'agit pas pour autant d'une copie de Portal, mais simplement d'une inspiration, parce que la tempête produite par Seven Chains demeure beaucoup moins abstraite que ce que Portal propose.

Swollen, In Flux est le genre d'album pensé et conçu pour les auditeurs qui cherchent à aller au-delà des sentiers et limites déjà établies; Une écoute qui se retranche dans un environnement déstabilisant et immergeant. Il s'agit d'un album qui propose une exploration très intense, puissante, souvent sombre mais nuancée par des moments clés, tout en demeurant structuré, originale et brillante! Petit bémol, le vocal n'est pas assez mis de l'avant.
J'ai beaucoup apprécié cette découverte qui repousse, pour ne pas dire, qui bouscule férocement les standards d'un Métal dit plus « conventionnel ».

 

Fleshcrawl: Death Metal. Allemagne, Bavière.

Epitome of Carnage: 2026

7,5/10

Reigning Phoenix Music.

Disponible CD, LP et Numérique.

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Malgré le fait que Fleshcrawl soit d'une certaine façon une formation dite « underdog » ici en Amérique du Nord, ce n'est pas le cas en Europe, et elle évolue depuis 35 ans sous ce nom. Mais l'historique du groupe remonte à 1987 alors qu'il œuvrait sous le nom de Morgöth puis celui de Suffocation en 1990; Deux noms qui évoquent des formations connues, qui ne sont pas à confondre cependant. De ces factions, il ne reste que le batteur Bastian Herzog en poste depuis la version de 1991.

J'ai découvert Fleshcrawl en 2000 avec As Blood Rains from the Sky, c'étaient également les débuts de Réanimation et le groupe se prêtait bien à la programmation de l'émission. Par la suite j'ai continué à m'intéresser aux sorties du band, mais je dois avouer l'avoir mis de côté parfois… Toujours est-il qu'en ce début de saison estivale, Fleshcrawl propose un dixième album, et toujours fidèle à la ligne de conduite, on nous propose un Death Metal qui possède de forts accents souvent brutaux! Avec Epitome of Carnage Le groupe se déchainent dans un maelström qui alterne entre de « blast beat », le mid tempo plus lourd et des « riffs » de guitares tranchants. Sans oublier le vocal inhumains de Borisz sortie des abîmes! C'est effectivement un exemple de carnage métallique! On y retrouve également quelques clins d'œil aux Death Metal des années 90, mais à la sauce dégoulinante. Il demeure que cet album ne réinvente rien et remet de l'avant une recette mainte fois utilisée et entendu, donc côté originalité, on repassera. Mais les amateurs de Death Metal typiquement européen en auront pour leur compte. Et si je peux me permettre cette comparaison, les membres de Fleashcrawl emprunte et traduise de manière musicale la célèbre phrase de Pinhead le Cénobites d'Hellraiser; "We'll tear your soul apart!" Et c'est pas mal le cas.

Écoutez cet album, et gardez en tête d'avoir une trousse de premiers soins à portée de la main!