01.
Outer Heaven
infinite Psychic Death
01.
On Thorns I Lay
On Thorns I Lay



02.
Wizards of Wiznan
No Light has No Shadow

 

02.
Witchskull
The Serpent Tide
03.
Stillbeing
Worls Builder

03.
Suffocation
Hymns from the Apocrypha
04.
Aggression
Frozen Aggressors
04.
Incantation
Unholly Deification
05.
Defacing God
The Resurrection of Lilith
05.
Sulfure
Anthropocene
06.
Memoriam
Rise to Power
06.
Obituary
Dying of Everything
07.
Temple of Dread
Beyond Acheron
07.
Barbarian Swords
Antidogma Megaforce
08.
Cannibal Corpse
Chaos Horrific

08.
Okult
Postmortem Interrogation

09.
Apparition
Fear the Apparition


09.
I Only Exist as Frequency
The Great Conjuration
10.
Immortal
War Agaisnt All
10.
Grief Symposium
... in the Absence of Lignt

Darkened: Death Metal. Suède/Canada

Defilers of the Light: 2024

8,5/10 

Edged Circle Production

Écouter ici.

Je découvre Darkened avec ce troisième album, et j'ai découvert par le fait même un très bon band de Death Metal! J'ai aussi appris que le vocal est assuré par le canadien Gord Olson, qui est guitariste pour la formation Divinity de Calgary, et que le bassiste est Tobias Cristiansson qui est aussi celui de Necrophobic depuis 2022.

Les deux pièces qui étaient disponibles jusqu'ici, soit Defilers of the Light et As Apocalypse Dawns ont été de très bonnes ambassadrices de cet album! Dès la première écoute de cette nouvelle parution, j'y ai trouvé mon compte, un album qui n'est pas nécessairement original, mais qui est d'une efficacité indéniable et très énergique! J'irai assurément découvrir les deux albums précédents. Actuellement, Defilers of the Light me rappelle certains aspects des groupes tels Malevolent Creation, Vader et peut-être Sinister, et la musicalité de Necrophobic (pas surprenant). Un album très énergique, qui sonne bien et qui est égale dans son ensemble.

Tel que mentionné, ça ne réinvente pas la roue métallique, mais il s'agit d'un album accrocheur si vous amateurs tout comme moi, des groupes mentionnés. Une bonne nouveauté et belle découverte et ce qui me concerne!

 

Rotting Christ: Black/Gothic Metal. Grèce, Athènes.

Pro Xristou (Before Christ B.C.): 2024

6,5/10

Season of Mist

Écouter ici.

Rotting Christ n'est plus une formation qui demande une présentation, forte de ses 37 années d'existence sous ce nom. C'est aussi principalement le groupe des frères Tolis, autour desquels gravitent deux musiciens de scènes. Au départ, le groupe se catégorisait plus vers le genre Balck Metal, depuis un certain nombre d'années et d'albums, qu'il soit appliqué comme suffixe ou préfixe, le terme Gothic est aussi approprié.

Il s'agit donc du quatorzième album qui est présenté, soit Pro Xristou qui signifie Before Christ B.C., nouveauté qui comporte dix titres, pour quarante-six minutes de musique. Suis-je un fan de Rotting Christ, non, mais je respecte la musique du groupe et apprécie grandement certaines pièces. Je qualifierai ce nouvel album de fresque musicale épique et grandiose rappelant certaines trames sonores de films à grand déploiement à caractère d'affrontements antiques et comportant plusieurs chœurs ( la Grèce s'y prête bien d'ailleurs!).

La majorité des titres sont du même tempo, pas autant que le Doom, mais passablement lent ou « mid tempo ». L'ambiance qui s'en dégage est bonne, les pièces intéressantes et l'album sonnent très bien. Mais Pro Xristou est loin d'être un album de « défonce » proprement dit, il se qualifierait dans le genre ambiance cinématographique selon moi. Évidemment, ça demeure du Metal, mais très mélodique et à la fois plus vaporeux. Je crois d'ailleurs que Rotting Christ, tout en conservant sa signature, se fait un devoir de faire revivre d'une manière où d'une autre, l'antiquité dont les racines du band semble s'y reliés directement. J'avoue y ressentir une certaine retenue et manque d'inspiration, ce qui en résulte est un album plutôt monotone et redondant qui ne laisse aucune de place à la surprise et encore moins à l'originalité. J'écouterai certainement cet album encore plusieurs fois, mais en « background », parce qu'au risque de me répéter, c'est pas mal la même chose du début à la fin.

 

Kerry King. Thrash Metal. USA, Californie

From Hell I Rise: 2024.

7/10

Reigning Phoenix Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici.

Était-ce prévisible que Kerry King continue à faire de la musique, oui! Était-ce prévisible que Kerry compose une musique qui soit directement issue, voir une continuité de Slayer, encore une fois oui!

Kerry King est le membre de Slayer qui aura été le plus affecté par la dissolution du groupe; Il l'a accepté mais n'était pas encore mentalement rendu à cette étape, il devenait donc normal qu'il poursuivre sa carrière et qu'il reprenne d'une certaine façon, le flambeau de la « Slaytanic Wehrmacht », avec son premier album solo, sous son propre nom!
Kerry c'est bien entouré avec musiciens d'expérience tel qu'entre autres Mark Osegueda de Death Angel, qui fait un bon travail, et son vieux complice depuis des années, en Paul Bostaph.
Cela dit, le produit demeure comme mentionné en début de chronique, assez prévisible, donc pas beaucoup de surprise en perspective avec From Hell I Rise; C'est le lot du Trash Metal depuis pas mal d'année, soit sans surprise ou presque! Ce premier album, il sonne très bien et comporte de bons titres, mais qui sont ni plus ni moins du Slayer sans le reste du band; C'est d'ailleurs là que ce premier opus me laisse quelque peu froid, je suis un fan de Slayer depuis le début, et en même temps, si je veux entendre du Slayer, c'est du Slayer que je vais écouter comme premier choix, plutôt qu'une forme « d'hommage ». Certains répondraient qu'il faut être ouvert, et c'est vrai. Mais être ouvert à ce qui ressemble beaucoup à ce qu'on connait déjà n'est pas une si grande ouverture… Parce que From Hell I rise, et ce malgré le fait qu'il s'agit d'un Thrash Metal bien fait et assez efficace, demeure tout de même du Slayer quelque peu dilué.

Était-ce prévisible, évidemment! Kerry King à sa signature musicale et il n'en endosse pas une autre pour son premier album. Tout compte fait, From Hell I rise est un album qui sonne bien et qui est bien fait, mais qui ne m'apporte pas grand-chose de nouveau.

 

Six Feet Under. Death/Groove Metal. USA, Floride

Killing for Revenge: 2024.

7,5/10

Metal Blade Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici.

Il y a plusieurs sorties de Six Feet Under que j'aurai apprécié au des fil des années.
Des albums parfois inégaux, mais qui comportent souvent des très bons titres. Il est évident que le groupe ne soit pas tellement original, et qu'il œuvre principalement dans un Death Metal/Death N Roll assez conventionnel et peu explorateur, mais cela n'empêche pas SFU de faire paraitre des titres dont certains très accrocheurs! Parallèlement, le groupe aura aussi fait paraitre certains albums très discutables, et voir très décevants, tel que les deux précédents; Soit Nightmares of the Decomposed (2020) et Torment (2017) qui m'avais laissé plutôt froid... Peut-être même glacial! Quatre ans plus tard, Chris Barnes qui conserve depuis 2017 son « line up » depuis l'arrivée de Jack Owen, propose le 18 ème album du band qui se positionne beaucoup mieux que ces prédécesseurs! Ici non plus, rien ne réinvente la roue (métallique) et on demeure dans les mêmes barèmes musicaux passablement prévisibles, néanmoins on y retrouve des pièces plus rythmées et intéressantes, et un album qui sonne plus égale et homogène dans son ensemble. Il ne hisse peut-être pas au podium, en revanche il est beaucoup plus intéressant que précédemment et il sonne bien!

 

Daath. Industrial/Death/Groove Metal. USA, Georgia

The Deceivers: 2024.

6/10

Metal Blade Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici.

J'ai découvert Daath en 2009 avec l'album The Concealers, et à la suite de cette écoute j'y ai trouver une musique originale, différente et intéressante. Le groupe n'a jamais été l'un de mes préférés, quoi qu'il se hisse tout de même à un niveau très respectable, puisque j'y retrouvais les structures plus éclatées que j'apprécie avec les groupes plus audacieux, tel Meshuggah. À cette époque (incluant l'album homonyme de 2010), le band correspondait plutôt bien à mes attentes dans le genre. Aujourd'hui, et pratiquement 14 ans plus tard, depuis cette dernière parution, Daath n'est plus exactement le même groupe; Il est passé de quintet à sextuor, soit par l'addition en 2022 d'un guitariste/claviériste qui est aussi à l'orchestration, et dont les claviers sont très présents…Trop à mon goût. Cet ajout présent et flagrant apporte à la musique de Daath un aspect beaucoup trop léger, et qui me rappelle, de manière cauchemardesque ce qui se fait avec les bands de Symphonic Metal à la Epica! Ce n'est évidemment pas le même background musical et vocal, mais les keyboards s'y rapprochent pas mal trop.

C'est vraiment dommage (du moins en ce qui me concerne) parce que ce nouvel album qui était quasi inespéré, est musicalement plutôt bon, et comporte encore cette structure originale et puissante qu'on retrouvait antérieurement, mais qui est gravement diluée par ces keyboards aériens et très mélodiques. Attention, je n'affirme pas ne pas apprécier les claviers, au contraire, mais je ne les conçois pas à toutes les sauces, pas dans tous les genres musicaux, et surtout pas lorsqu'ils sont employés avec cette « légèreté », qui rend une pièce initialement dite « méchante » à un état presque joyeux… Cette appréciation est évidement subjective, et elle ne reflètera pas la perception de tous, mais c'est quand ma chronique ha ha ha! C'est donc avec regret, que je dois me rendre à l'évidence que cet album me déçoit, et pour une histoire de claviers…