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Nail by Nail: Black Metal. Allemagne, Karlesruhe.
Internal Inferno: 2026
7,5/10
War Anthem Records.
Disponible CD, LP et Numérique.
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N'étant pas un amateur de Black Metal proprement dit, je ne suis pas systématiquement attiré par les sorties de ce genre, mais je dois demeurer attentif tout de même aux nouveautés. C'est dans cet ordre d'idée que je me suis attardé au deuxième album de cette jeune formation allemande qu'est Nail by Nail; Le nom du band laisse d'ailleurs supposer que les membres du groupe ne sont pas très pratiquants, ha ha ha!
Les premières écoutes d'Internal Inferno n'auront pas eu immédiatement ma faveur. Pas que la formation œuvre dans un Black Metal de piètre qualité, mais plutôt parce que j'ai eu l'impression d'un album plus ou moins inégal. Par la suite, mes oreilles l'on capté différemment, c'est-à-dire que je lui ai trouvé une meilleure homogénéité et certaines nuances plus évidentes. L'album se repose sur des compositions qui ont une base très mélodique et malsaine à la fois, soutenu majoritairement par un « midtempo » parsemé de quelques « blast beats ». Des arrangements de qualité mettent un accès sur le côté sombre du Black Metal, sans pour autant tombé dans l'extrême et le chaos sonore. Internal Inferno sonne bien dans l'ensemble, il possède une production correcte, mais qui aurait pu mettre un peu en en valeur les titres, car on y retrouve un peu de saturation, quoi qu'un peu normal pour le genre. Le titre que je préfère et qui selon moi représente le mieux l'album est Above the Black Tower. À mi écoute, on retrouve une courte pièce instrumental très douce et céleste; contraste! Et le vocal de Philip Heckel est parfait pour le genre et il se permet d'ajouter des « back vocals en overdub » qui rehaussent grandement l'ensemble et donnent effet plus évident de profondeur.
Comme l'adage le dit, il ne faut pas juger un livre par sa couverture, pas plus qu'un groupe et/ou un album par le genre dans lequel il est catégorisé, car cet album est très intéressant!
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The Bleeding: Death/Thrash Metal. Angleterre, Londres.
Godless Communion: 2026
7,5/10
Redefining Darkness Records.
Disponible CD, LP et Numérique.
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Le constat revient souvent, les sorties d'albums Métal se font légion! Que ce soit par les étiquettes bien établies, certaines dites plus « underground » et/ou de manière indépendante; Nous sommes littéralement bombardés par les nouveautés de tous les genres et sous genres métalliques. Suffisamment du moins pour devoir faire des choix d'écoutes, et ma dernière écoute c'est porté sur le quatrième album du quatuor britanniques The Bleeding , groupe que je dois avouer avoir quelque peu oublié… Peu importe, Godless Communion est un bon album. Bon, il faut être honnête, The Bleeding n'est pas une formation qui possède un grand rayonnement international, et n'est pas exactement non plus un groupe très innovateur. Qu'à cela ne tienne, leur musique tient bien la route et est très efficace! Ce qui me plait le plus dans Godless Communion est cette petite impression d'arrangements et sonorités qui rappellent les belles années du Speed Metal. Les pièces sont puissantes et une grande énergie en émane, semblable à ce qui avait tellement frappé les amateurs de Métal avec la venue du Speed; Cette fois-ci, à la sauce actualisée. Godless Communion profite d'une production très correcte, et il dégage, voir explose suffisamment bien pour que votre tête ne demeure pas inerte ! |
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Behemoth: Black/Death Metal. Pologne, Pomerania .
I, Scvlptor EP: 2026.
8/10
Massacre Records.
Disponible CD, LP et Numérique.
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Le nouvel opus du trio polonais Behemoth se compose de deux titres inédits, de deux pièces revisitées et de reprises version studio et « live ». On y retrouve huit titres qui d'une certaine façon pourrait faire croire qu'il s'agit d'une forme de compilation, mais non. I, Scvlptor est un petit clin d'œil aux fans du groupe, et demeure à l'image de ce qu'est Behemoth, soit puissant, malsain et peaufiné. Que ce soit par les nouveaux titres, les reprises et/ou encore les nouvelles versions, on retrouve cette signature que seul le groupe peu produire; Un Métal qui donne l'impression de vouloir dévorer ses auditeurs! Ceci-dit, est-il besoin de rappeler qu'il ne s'agit pourtant que d'un EP qui contient un peu de remplissage, histoire que Nergal et ses acolytes est bonne conscience de ne pas vendre uniquement deux pièces… Mais bon, même si le précédent album The Shit ov God est paru il y environ un an et demi, du nouveau matériel est toujours le bienvenu. Les nouvelles pièces sont excellentes et traduisent encore une fois cet atmosphère d'inconfort et sombre si prisé par Behemoth, et cet atmosphère fonctionne toujours aussi bien. Ce sont d'ailleurs ces deux titres qui m'imposent de faire cette chronique. Les autres titres qui composent cette sortie sont de qualité quoi que moins surprenants. La qualité de production studio est très bonne, les arrangements et orchestrations sont grandioses. Et que dire du contraste des sections de chant de Nergal lorsqu'il adopte une voix appelons la « douce », qu'on retrouve sur Lord ov the Horizon, c'est très différent. L'album se conclu par la version « rough mix » de ce même titre, qui ne manque pas de charme non plus. J'en conclu donc, que ce EP est un petit gueuleton de bon goût, offert par le monstre, qui sait, peut-être pour se faire quelque peu pardonner pour l'album précédent qui n'avais pas été apprécié de tous (?)
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Miscreance: Technical Thrash/Death Metal. Italie, Florence.
Reminiscence: 2026
9/10
Season of Mist.
Disponible CD, LP et Numérique.
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J'ai la chance de recevoir beaucoup de nouvelles et promotions de l'étiquette Season of Mist; C'est ce qui m'a parmi de connaitre le quatuor italien Miscreance, qui propose un deuxième album qui aura attiré l'oreille de Season of Mist, et pour cause!
Ce qui caractérise les quatre membres de Miscreance est tout simplement une énergie pure et explosive. Composé de musiciens talentueux, techniques et fougueux, l'album Reminiscence met de l'avant un Thrash Metal Technique saupoudré de quelques éléments Death Metal. Cette parution comporte neuf titres desquels émane un travail minutieux évident, soutenu et inspiré. L'esprit du « Old School Thrash Metal » est bien présent sans pour autant se contenter de ramener ce courant. Bien au contraire, les éléments essentiels et de base y sont présent, mais une surdose d'adrénaline, de créativité et de finesse y a été ajouté en quantités importantes. Et n'oublions pas ce côté Progressif parfaitement adapté.
Je ne saurais dire autre chose que Miscreance est purement la résurrection actualisée du légendaire et défunt groupe Death! On pourrait d'ailleurs y voir également certaines influence de Coroner et Atheist, ce qui n'es pas pour me refroidir! Tant qu'à la production, elle ne fait qu'accentuer la qualité des pièces, puisqu'elle est vraiment très bonne. Un album surprenant et ardent qui ramène mon intérêt pour le préfixe « Thrash » et d'autant plus très technique. |
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Sinamort: Goth/Prog/Death/Doom Metal. Lituanie, Kaunas .
Breathing Cargo: 2026
7,5/10
Independent .
Disponible CD et Numérique.
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Il s'agit du deuxième album d'un quatuor plutôt obscure, qui a vu le jour en 2015 et que j'ai découvert par un heureux hasard.
Sinamort qui est catégorisé dans le genre Goth/Death/Doom Metal, tend tout de même et majoritairement à œuvrer dans les sillages du Doom et du Death, mais s'ajoute également des éléments progressifs et quelques tendances aux arrangements et rythmes retrouvés parmi les groupes tel que Meshuggah et Gojira. Ce qui en résulte est très intéressant et efficace comme produit. En revanche, je mets un petit bémol sur l'aspect Gothique, qui heureusement ne se retrouve pas dans tous les titres, parce qu'il a tendance à grandement ramollir la dynamique. Je dirais que l'atmosphère qui se dégage de cet album est plutôt atypique, il inspire le mouvement d'une lourde machine aux tempos parfois irréguliers. Ce qui confère une mécanique de composition qui demeure puissante et non conventionnelle tel que ce qu'on retrouve chez les deux formations cités en exemple. Tant qu'à la présentation graphique de l'album, on y voit une voie ferrée qui représenterait les bouleversements et la perte des fondements sociétaires actuels et historiques, qui sont déplacés et abandonnés tel une déportation. Cet aspect semble important au groupe, mais je n'irai pas plus loin dans l'analyse de cette symbolique, puisque mon intérêt se porte principalement sur le contenu musical.
Breathing Cargo est une album qui possède une belle intensité, des sonorités qui vont au-delà des formules traditionnelles et une exécution instrumentale précise et très solide. Selon moi, la faiblesse du groupe réside dans le registre peu élargi du chanteur Juozas Grigas, qui ne doit pas trop s'écarter du « growl » pour que l'ensemble demeure homogène. On y retrouve des très bons titres et quelques autres (en minorité) disons moins stimulants, quoi que bien faits.
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