01.
Coroner
Dissonance Theory
01.
Timecode
La Ruptura del Equilibrio



02.
Pedestal for Leviathan
Enter: Vampyric Manifestation

 

02.
Sacrifice
Volume 6
03.
Panzerchrist
Maleficium Part 2

03.
Benediction
Ravage of Empires
04.
Carach Angren
The Cult of Kariba
04.
Ade
Suplicium
05.
Behemoth
The Shit ov God
05.
Cemetery
Thoughts on Life & Death
06.
Hate
Bellum Regiis
06.
From the Crypt
Born in the Grave
07.
Der Weg Einer Freiheit
Innern
07.
Guts
Nightmare Fuel
08.
Graceless
Icons of Ruins

08.
Collapsed Vein
Pain Communion

09.
Hooded Menace
Lacrymose Monuments of Obscuration


09.
Orbit Culture
Death Above Life
10.
Season of the Dead
Zombie Chronicles Vol.1
10.
Beheaded
Ghadam

Hecate Enthroned: Symphonic Black Metal. Angleterre, Liverpool .

The Corpse of a Titan, a Lament Long Buried: 2026

7/10

M-Theory Audio.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

Pour être honnête, j'avais oublié l'existence d'Hecate Enthroned… Probablement parce qu'il n'y a pas assez de groupes et sorties dans cet océan métallique! C'est en voyant l'annonce de la sortie de ce septième album, qui parait plus de sept ans après son prédécesseur, que je me suis souvenu que ça pouvait être intéressant.

Bon, il est vrai qu'à la base que le Black Metal n'est pas mon principal intérêt en matière de Metal, mais à ma défense je suis plus réceptif que par le passé. Et le suffixe « symphonique » à une incidence, et de ce fait, la curiosité l'emporte encore. Hecate Enthroned est un sextuor qui œuvre sous ce nom depuis 1995, et dont pratiquement 50% des membres sont originaux, on peu donc supposer dès le départ que l'essence doit y être encore présente minimalement; Ce qui est passablement le cas. C'est à dire qu'il s'agit (et je dois malheureusement le dire) d'une forme d'émule de Cradle of Filth, du moins de ce que COF était, mais moins raffinée et recherché que ce que fait COF depuis les dernières années. On y retrouve une alternance entre un vocal plus « growl » et le dominant très près de ce que Dani Filth propose. Personnellement, ce n'est pas ce que je préfère, quoi que la voix de Filth se prête plutôt bien à l'orchestration de son groupe. Dans le cas présent, le vocal de Joe Stramps (également de Ba'al) comporte moins de variantes en voix haute, mais plus d'impact lorsqu'il « growl ».
Musicalement, et ici encore comme mentionné, c'est assez proche de COF, à l'exception qu'on n'y retrouve pas nécessairement le même type d'arrangements et de « grandiose ». La méthode de composition d'Hecate Enthroned est plus dure, où plus abrasive, et parfois plus percutante.

Mes impressions sur ce nouvel album, sont qu'il est bien au niveau de l'intensité et de sa rudesse, mais que les pièces sont par moments quelque peu submergées par les claviers. Leurs partitions souvent très mélodiques ont tendance à diminuer l'effet ténébreux qui devrait être ressentie, et qui parfois peine à ressortir. L'ambiance malsaine demeure tout de même intéressante et voir très bonne sur certains titres, parce que la production est de qualité. On y retrouve de bons riffs et arrangements de guitares, mais ici on ne réinvente rien. La section rythmique batterie et basse est solide, quoi qu'elle soit aussi parfois quelque peu enterrée par les claviers. Dans son ensemble, c'est un album intéressant et très correct, mais il manque d'équilibre et de dosage. Les extrêmes y sont présents et possiblement un peu trop flagrants, ce qui procure une écoute qui manque d'homogénéité.

 

Jungle Rot: Death Metal. USA , Wisconsin .

Cruel Face of War: 2025

N/A

Unique Leader Records.

Disponible CD et Numérique.

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Un douzième album pour le quatuor américain Jungle Rot, qui maintiennent le cap de leur créneau, soit un Death Metal assez simple, énergique et qui ne déroge pas vraiment du style de composition adopté.

Jungle Rot est le genre de groupe prévisible qui comme mentionné, reprend passablement toujours la même recette, en modifiant simplement la dose des ingrédients. Ce qui en ressort est une musique souvent efficace, mais a de fortes tendances à être redondante. Ce qui a pour effet de ne pas faire partie très souvent de mes choix d'écoute. Quelques pièces à l'occasion suffiront pour être rassasié.

Ce nouvel album ne sort pas des sentiers battus, il comporte des titres entraînants mais qui n'apporte rien de substantiellement nouveau, et répète pas mal dans son ensemble ce qu'on connaît, et déjà entendu du groupe. En ce qui me concerne, rien d'emballant; C'est correct et ça sonne bien, mais l'album pourrait facilement tomber dans cette mer métallique et se perdre, sans pour autant verser de larmes. En conclusion, Cruel Face of War ne me déplait pas et il ne vient pas non plus me chercher. Il ne me provoque tout simplement pas vraiment de réaction. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai pris la décision de ne pas le noter.

 

Venom: NWOBHM. Angleterre, Newcastle.

Into Oblivion: 2026

7,5/10

Noise Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

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Ce nom Venom, est légendaire puisqu'il est directement associé à ce trio de la NWOBHM, qui dès le début des années 80 nous infectait par ses premiers albums peu conventionnels et innovateurs qui bousculèrent littéralement l'ordre de ce qui portait d'ores et déjà le qualificatif Heavy Metal. Venom est parmi les pionniers de cette nouvelle vague de Heavy Metal Britannique à avoir dicté les choses différemment et de manière beaucoup plus directe et ce, sans politesses! Cronos est maintenant et depuis longtemps, le seul membre original du groupe, mais cela ne l'a jamais empêché de poursuivre ses sombres actions musicales avec ces acolytes qui prirent la relève de Mantas et Abaddon. Maintenant, après 47 ans de carrière, voici le 16 ème album studio.

On ne se cachera rien, la musique de Venom si elle a été révolutionnaire il plus de 40 ans, elle ne l'est plus. Et c'est pas mal la même chose pour tous ces groupes qui ont vu le jour dans les années 80. Rien n'empêche cependant que l'intérêt puisse se poursuivre, et que ces nouveaux albums issus des racines de ce bon vieux Metal, demeurent intéressants et parfois surprenants. Into Oblivion est à mon humble avis l'une des ces nouveautés qui certes, suit un « patern » établi et peu surprenant, mais qui comporte de bons titres et qui s'écoute très bien. Il sonne assez bien (contrairement aux premiers albums!) mais il est un peu trop compressé. Les 8 années qui séparent Into Oblivion du précédent Storm the Gate, qui avait été plutôt décevant, semble avoir permis à Cronos et sa bande de prendre le recul nécessaire afin de proposer ce nouveau matériel plus accompli et surtout de meilleure qualité. L'album est fort correct, il ne fracasse rien, mais il possède la qualité d'en être un bon dans le genre qui s'inspire du Speed Metal, qui aura fait la pluie et le beau temps dans les 80', et il est bien de faire perdurer ce genre métallique. Je trouve également intéressant que la pièce Lay Down Your Soul (To the Good Rock N' Roll) soit un beau clin d'œil à leur succès Black Metal!

 

Six Feet Under: Death Metal. USA , Floride.

Next to Die: 2026

3,5/10

Metal Blade Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

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Après près d'une vingtaine de parutions d'albums, ce qui reste de Six Feet Under en tant que membre original, c'est-à-dire Chris Barnes, propose seulement deux années après Killing for Revenge, le petit dernier, soit Next to Die. Six Feet Under semble être une valeur sure pour Metal Blade, puisque le groupe n'aura jamais été sur une autre étiquette. Et pourtant, les sorties de la dernière décennie ne furent pas tellement révélatrices d'un renouveau ou d'une inspiration rafraichissante… Maintenant, qu'en est-il de dix-neuvième album.

Disons dès le départ, que le type de composition adopté par Barnes et ses nombreux collaborateurs, aura toujours été assez minimaliste. Cette façon de faire n'enlève pas pour autant l'intérêt que j'aurai eu comme plusieurs autres, pour le groupe et certains de leur très bons albums. Par contre, je considère qu'il est de plus en plus évident que Six Feet Under soit essoufflé et que le puit semble tari… Si Chris Barnes semble être en bonne forme physique, sa voix tant qu'elle c'est autre chose. Sa voix qui n'a jamais été très bonne, se moulait tout de même bien à l'atmosphère recherchée de Barnes; Cette voix n'est plus la même et elle semble de plus en plus étouffée. Ce que je pense de Next to Die est que cet album n'est pas une réussite. On y retrouve quelques titres corrects, mais sans plus et ils sont en minorité et ne font pas tellement d'artifices. L'album est fade, sans réelle saveur et passablement répétitif.

Il faut parfois voir l'évidence, les choses se détériorent et Chris Barnes n'est plus celui qu'il fut (du moins vocalement parlant) et Jack Owen n'aura été très inspiré, et en fait, le groupe en entier. Domage, mais il sera peut-être temps d'envisager d'enterrer six pieds sous terre Six Feet Under…

 

Immolation: Death Metal. USA, New York.

Descent: 2026.

9/10

Nuclear Blast.

Disponible CD, LP et Numérique.

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Nous visons dans une époque incertaine, remplie de conflits, de catastrophes, de manipulations et de mensonges. Nous sommes en droit de nous poser cette question « est-ce que c'est ça l'enfer? »
Certains diront que oui, et d'autre affirmeront que le pire est à venir. L'écoute de nouvel opus du quatuor New Yorkais et vétérans Immolation, semblent transmettre que le pire est déjà en route…

Descent est le titre de ce douzième album et il porte bien son nom, parce qu'il nous fait descendre vers un voyage sombre et très peu reluisant de la condition humaine. Mais malgré le fait que cette descente soit peu optimiste, elle n'est est pas moins musicalement excellente! Je suis un fan de Death Metal et d'Immolation, cela ne veut pas dire pour autant que je ne sois pas « critique » de ce genre, mais de toute évidence, Descent est l'un des albums très fort de la discographie du groupe!
Le type de composition adopté par Immolation, est une signature qui est propre aux membres du groupe. Des « riffs » de guitares puissants, lourds et sinistres qui frisent parfois le Doom, et à l'opposé, comportant des niveaux de complexité en contraste avec la section rythmique, qui appuie solidement le tout, et qui est comparable au passage d'une division blindée! Cette formule donne l'impression de se tenir aux abords du Styx, dans l'attente du passeur. Immolation frappe fort avec Descent et ses titres tel que God's Last Breath, Attrition, ou encore Host le prouve. Tant qu'à la production de grande qualité, elle appuie brillamment ce qui doit ressortir et être entendu. Descent transpire la volonté des membres d'Immolation de nous offrir un produit qui dépasse les attentes et c'est mission accomplie! À mon humble avis, ce nouvel album est l'un des meilleurs du genre Death Metal paru depuis le début de cette année.